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Label-fh, partenaire du Swiss Open de tennis en fauteuil roulant

le vendredi, 18 août 2017. Publié dans Sports

Label-fh, partenaire du Swiss Open de tennis en fauteuil roulant

Cette année, pour le 30e anniversaire du Swiss Open de tennis en fauteuil roulant, la Fondation Foyer-Handicap est active sur place grâce aux prestations du Label-fh. Ce label, défini comme la marque des produits et services issus des ateliers de la Fondation, est synonyme de proximité et garant d’une qualité artisanale, locale et sociale.

Un stand de dépannage et de réparation des fauteuils de sport, situé au bord des courts, est au service des joueurs. « Nous amenons un soutien technique. Les fauteuils des joueurs doivent être en parfait état. Cela change de notre travail habituel », explique Paul Fortaillier, collaborateur à l’atelier des moyens auxiliaires, très content.

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Le stand des Moyens auxiliaires du Label-fh

Le Label-fh met également à disposition deux véhicules du service des transports. « Les joueurs sont transportés confortablement et en toute sécurité. Grâce à cette action, nos véhicules sont visibles du public et nous permettent de communiquer sur nos activités de transport », ajoute Alexandre Crettenand, directeur du service des Transports.

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Un des véhicules du Label-fh, effectuant la navette entre le centre sportif et l’hôtel

Cinq fauteuils roulants sont également proposés au public afin de le familiariser à leur maniement. « Les personnes valides peuvent ainsi se rendre compte de façon ludique de la difficulté de manipulation d’un fauteuil. C’est une bonne pédagogie de sensibilisation au handicap », poursuit-il.

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Le public teste des fauteuils roulants mis à disposition par la Fondation

Finalement, une voiture banalisée et adaptée au transport d’une personne en fauteuil roulant est exposée. Ce véhicule est disponible en location.

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Des membres de la direction de Foyer-Handicap se sont rendus au Swiss Open

« Nous adhérons pleinement aux valeurs du Swiss Open de Tennis en fauteuil roulant qui sont l’humanisme, l’optimisme, le courage et le dépassement de soi. Participer à ce type d’événement permet de soutenir la promotion du handisport, encore trop peu considéré et médiatisé. Cela donne également de la visibilité au Label-fh. Au-delà de services de qualité tels que la réparation, le dépannage et les transports que nous offrons aux athlètes du Swiss Open, nous espérons ancrer davantage notre label auprès des Genevois. Le message est d’autant plus fort quand il est porté par les professionnels de nos ateliers en action qui donnent du cœur à l’ouvrage », précise fièrement Charlotte Uartemendia, adjointe de direction du Label-fh.

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Rafaella Duvernay et sa fille

Le partenariat avec la Fondation Foyer-Handicap est aussi important pour Rafaella Duvernay, la présidente de l’Association Swiss Open : « Cela nous est très bénéfique, tant en matière de prestations que de partage. Des liens se créent. »

Swiss Open et Foyer-Handicap, une histoire qui dure

« Dès les premières années, Foyer-Handicap était présent sur place avec son équipe de microédition. Chaque jour, une gazette comprenant quelques anecdotes et les résultats de la veille était imprimée. L’équipe travaillait parfois jusqu’à deux heures du matin pour la finaliser. Des bus adaptés, d’abord avec des chauffeurs professionnels de la Fondation, puis conduits par des bénévoles du tournoi, étaient mis à disposition. Il y a eu tout de suite une bonne collaboration entre le tournoi et Foyer-Handicap, elle perdure encore aujourd’hui et cela me fait plaisir », se rappelle Daniel Cachin, fondateur du Swiss Open, ancien assistant social de la Fondation, à la retraite depuis 2013.

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Daniel Cachin

Au fil des années, la Fondation a proposé de nombreux services au Swiss Open tels que le cordage de raquettes pour les joueurs ou un cybercafé géré par le secteur informatique.

Interviews sur le terrain
Les joueurs, les anciens comme les plus jeunes, partagent également ces valeurs de plaisir et de rencontre.

« J’ai énormément de chance de pouvoir faire ce sport. J’apprécie les rencontres, le partage et le fait de jouer avec d’autres personnes en fauteuil roulant qui maîtrisent le tennis. À l’époque, René Bonard notre directeur, aimait le tennis. Il m’a proposé d’essayer et j’ai tout de suite été conquis par cette activité », raconte Ali Kabirlaleh, ancien employé dans les ateliers de la Fondation et qui a participé aux 30 éditions du tournoi.

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Ali Kabirlaleh (à gauche) est prêt pour son prochain match

« Pour moi, le Swiss Open de tennis est une expérience géniale. Je suis heureuse et j’ai beaucoup de plaisir de jouer en Suisse. Je me sens comme à la maison. Cela ne fait pas longtemps que je joue des tournois de ce niveau et je commence à faire mes preuves », explique Nalani Buob, n° 1 au classement mondial des juniors pour sa première participation à ce tournoi.

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Nalani Buob entourée de son père et de son coach

« J’ai choisi ce sport un peu par hasard. Je viens du hockey sur glace et ai été victime d’un grave accident lors d’un match. Je me suis retrouvé paraplégique. Plus tard, j’ai rencontré une personne qui pratiquait le tennis en fauteuil roulant. Elle m’a proposé d’essayer et me voilà », dit Yann Jauss, 8e meilleur joueur suisse.

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Yann Jauss, 8e meilleur joueur suisse

« Lors de la seconde édition du tournoi, nous avons obtenu un partenariat avec la Migros qui proposait d’offrir le repas officiel pour une centaine de participants. Il fallait se rendre dans une salle au Signal-De-Bougis. Les joueurs étrangers pouvaient ainsi bénéficier d’une magnifique vue sur le lac. Le seul problème était que la plupart des voitures des joueurs n’avaient pas de vignette pour utiliser l’autoroute. J’ai alors appelé la police qui nous a délivré une dérogation. Tous les joueurs ont été escortés par des motards depuis le centre sportif du Bois-des-Frères jusqu’à la sortie de Versoix », se souvient Daniel Cachin, fondateur du Swiss Open et ancien joueur.

Le saviez-vous ?
Le fauteuil roulant de sport est beaucoup plus léger qu’un fauteuil roulant ordinaire. Conçu en aluminium et en titane, il est fait sur mesure. Ses roues sont inclinées, ce qui lui donne une excellente maniabilité. Si les roues étaient verticales, le joueur tomberait très souvent avec son fauteuil. Lors des matchs, seule la partie intérieure du pneu s’use. Afin de doubler son espérance de vie, le réparateur le tourne et permet ainsi au joueur d’utiliser l’autre côté du pneu. Un fauteuil de sport coûte entre 5000 et 6000 francs.

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Le fauteuil roulant de sport possède des roues inclinées contrairement à son homologue de ville

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Le réparateur des moyens auxiliaires tourne le pneu et permet ainsi au joueur d’utiliser l’autre côté.

 

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